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Le collectif des militants et élus communistes de Cuers.
Au revoir l'artiste, le cinéaste de la rue...tu restes dans nos mémoires et dans nos coeurs camarade...
Notre ami Paul
Carpita, qui paya de sa carrière d’avoir réalisé le Rendezvous des quai, est décédé samedi à son domicile à l’âge de quatrevingt- six ans.
On a beau savoir que tout arrive un jour, cela fait comme un coup d’épieu dans les tripes. Paul n’est plus. On le revoit encore comme si c’était hier, en plein tournage de nuit, avec un caban bleu de marin et la casquette vissée au crâne, ses petites lunettes d’instit rigolard, sa voix incroyablement chaleureuse à laquelle aucune uniformisation du langage n’avait jamais réussi à faire perdre sa faconde et son accent marseillais. Paul, lucide et modeste au demeurant, roulait les sons avec gourmandise, qu’il parlât des amis, du Parti communiste ou de tous les films qu’il avait encore en projet, mélangeant travail du deuil et espoir d’y parvenir quand même. La dernière fois qu’il nous avait appelés, c’était pour signaler la parution de ses oeuvres en vidéo et celle du beau livre d’entretien co-écrit avec Claude Martino, notre estimé confrère de la Marseillaise. On avait écrit, bien sûr, avec joie.
PÈRE DU CINÉMA HUMANISTE, ISSU DE LA RUE
Né le 12 novembre 1922 dans la ville qu’il n’allait pas quitter, Marseille, d’un père docker et d’une mère poissonnière, il sera
instituteur presque toute sa vie, faisant tourner élèves et amis dans la Récréation, Marseille sans soleil, Graines au vent…, ses premiers courts métrages qui ne sont pas sans rappeler Jean Vigo.
« Dès que j’ai su me servir d’une caméra, je l’ai tournée du côté des millions de gens qui ressemblent à papa et maman, les gens humiliés, méprisés », dit-il. Confirmation avec son
premier long métrage, le Rendez-vous des quais, histoire d’amour entre un docker et une ouvrière lors des grandes grèves sur le port visant à retarder le départ des bateaux en partance pour
l’Indochine. Ce film est le chaînon manquant entre Toni, de Renoir, et donc tout le néoréalisme italien qui en découle, et les débuts de la nouvelle vague, quand Jacques Rozier filme les jeunes
zigzaguant sur leurs scooters dans les rues de Cannes. Sinon que le film de Carpita, militant communiste, est censuré et saisi dès la première projection, le 12 août 1955. Le nom du Marseillais
n’est guère connu à Paris. Lui ne sait rien des rouages des commissions ministérielles de la capitale. L’oeuvre tombe dans l’oubli pour ne réapparaître dans toute son aveuglante lumière que lors
de sa résurrection, en 1989. Enfin, grâce lui est rendue. Paul est ravi, mais a alors soixante-sept ans. Peu importe. Pris d’une nouvelle jeunesse, Paul Carpita renie les décennies d’inactivité
et décide de se venger du temps. Son deuxième long métrage, les Sables mouvants, en 1995, n’est sans doute pas en phase stylistique avec ce qui se fait alors mais il marque une magnifique
continuité dans la foi en le grand cinéma humaniste, généreux et issu de la rue. Il en va de même avec son troisième et dernier long métrage, qui répond au double et superbe titre de Marche et
rêve et les Homards de l’utopie. Ces derniers temps, Paul Carpita préparait un nouveau film, le Dessin, en compagnie de Claude Martino. On n’est pas étonné d’apprendre qu’il est mort dans
l’action. Paul restera comme un modèle de cinéaste n’ayant jamais baissé les bras. Son travail n’a pas fini de nous hanter.
Jean Roy.
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Les anciens s'en vont, c'est bien tirste, nous sommes là et les jeunes aussi, ne t'en fais pas, la nature n'aime pas le vide...As-tu vu le nouveau PC Auchel, il s'agit de jeunes communistes...c'es pas mal. Bonne journée.