Bienvenue sur ce site. Un blog pour quoi faire ? Créé à l'initiative de la Cellule Jacques Duclos PCF Cuers, ce blog se
donne comme objectif de vous informer sur les évènements politiques, sociaux, économiques et culturels au niveau local, départemental, régional et national.
Il se veut être un outil à votre service pour permettre à chaque citoyen d'aborder l'INFO autrement que par le matraquage de la petite lucarne de la TV et des autres médias propriétés des grands
groupes de presse.
C'est aussi un outil au service et aux côtés de ceux qui se mobilisent pour une société plus juste et plus humaine.
C'est également un outil au service d'une dynamique de gauche unitaire pour des alternatives en rupture avec le capitalisme et l'ultra libéralisme sauvages et autoritaires.
Notre souhait consiste également à être au plus près de vos attentes dans le cadre de notre démarche quotidienne au niveau de notre village.
Alors bonne lecture. Ne manquez pas de nous faire part de vos remarques ou commentaires pour améliorer le contenu de ce blog.
"OSER DIRE ET OSER FAIRE" telle pourrait être notre devise pour un espace de LIBERTE au service de la justice sociale et du partage entre les hommes.
Le collectif des militants et élus communistes de Cuers.
Michel Rocard
est aujourd’hui co-chargé avec Alain Juppé du rapport sur le grand emprunt Sarkozy. Il y a prêt de 20 ans, il était 1er ministre et la loi du 2 juillet 1990 (dite loi Quillès)
conduisait à l’abattoir la grande Administration des PTT créée dans le courant du XIXième siècle. Ainsi naissaient deux établissements totalement distincts, La Poste d’un côté et France
Télécom de l’autre. Le premier ministre de l’époque, parvenait ainsi, malgré les résistances d’un partie du personnel et de la CGT en particulier à réaliser ce que la droite avait du abandonner
avec le grand mouvement unitaire d’octobre-novembre 1974 sous le gouvernement Giscard d’Estaing.
Où en est-on aujourd’hui à France Télécom ?…Un enquête du journal l’Humanité du 2 novembre 2009 que je partage et sur laquelle s’appuie notamment cet article démontre comment depuis 2000, « le groupe a liquidé le tiers de ces effectifs sur l’autel du sacro-saint profit en versant plus de 3 milliards d’euros aux actionnaires en 2008 par exemple. La même année, il a payé 2,8 milliards d’euros de charges financières( finances et banques ) contre 2,1 milliards seulement à la sécurité sociale… »
Ainsi, entre 2000 et 2008 la part des dépenses de personnel dans le chiffre d’affaire est passé de 25% à 16%. Les filiales se sont développés fragilisant ainsi des pans entiers d’activités prêts à la revente et permettant le recrutement de main d’œuvre à bon marché recrutée sur la place internationale comme ce fût le cas à FT Marine…Bien d’autres exemples pourraient étayer ce constat.
Résultat : En France, 50 000 emplois ont été supprimés ( 20 000 suppressions étant dues à des cessions d’activités et 30 000 à des gains de productivité ), un seul leitmotiv pour le couple droite-Medef revenant sans cesse : l’intensification et la baisse du coût du travail.
Chez France Télécom les actionnaires ont le vent en poupe, par contre les investissements en berne n’augurent rien de bon pour l’avenir, notamment en matière de haut débit et du nécessaire développement du réseau fibre optique.
En effet, FT freine des quatre fers pour s’engager sur les réalisations technologiques, qui étaient pourtant son cœur de métier et qui faisait d’elle un des fleurons mondial des télécommunications….Pourquoi ?…Par peur que les autorités « de régulations » n’en fassent profiter les concurrents…Sacrée concurrence libre et non faussée !!
Pendant ce temps, le slogan « on est tous vendeur » , si cher à Michel Bon et à ces successeurs a fait son chemin en laminant la vocation technique pour imposer une orientation marchande. Plus grave, cette idée a été reprise par des responsables, ces manageurs de Nième zone, qui se sont multipliés en relais des PDG et des DRH. Ils ont jouer un jeu dangereux, appliqué un management « machinique » pour dresser les individus les uns contres les autres, les services les uns contre les autres en surfant sur la vague de la concurrence.
Leurs discours commentant les résultats dans leurs services sont très souvent édifiant. L’enquête de l’huma rapporte des propos enregistré incognito dans une agence par un responsable syndical, le chef d’agence s’exprimant ainsi : « On est les meilleurs, on est des killers (tueurs), les concurrents on va les tuer, et les gens de l ‘agence d’à côté on va les B…. » Autrefois, avant 1990 on parlait de collègues, de camarades et dans les luttes on était unis.
Ce discours, je l’ai entendu aussi et pour avoir résister, j’ai été mis au placard en 1995… par une jeune cadre dynamique qui ne connaissait rien à l’entreprise et aux métiers techniques…dur, très dur…
Mais au fait, killers de quoi ?… killers de qui ?…Des coûts et des surcoûts humains…Killers jusqu’à pousser sans s’en rendre compte des gens (d’à côté) ou des salariés au suicide !!…
Avec ce type de management inhumain sortie tout droit du taylorisme, ces « petits cadres » zélés, triés sur le volet sont devenus complices de la responsabilité des PDG et des DRH qui ont réduit les hommes à des unité comptables !!…Mais les hommes politiques ont une part de toutes ces responsabilités…car l’Etat est présent dans le Conseil d’Administration de FT et il a fermé les yeux malgré les signaux d’alarme !!…
Tout ce système destructeur a été érigé et porté par des dirigeants séduits par l’ultra-libéralisme, entraînant avec eux une partie du personnel crédule lors de la cotation en bourse et aussi certaines organisations syndicales qui ont paraphé cette « réforme » ; euphémisme pour désigner une casse organisée d’un grand service public.
Aujourd’hui, France Télecom comme le révèle l’Huma « représente la plus importante restructuration dans une entreprise française, après celle de la sidérurgie dans les année 70 et 80. »
Parallèlement aux coupes sombres dans les effectifs note l’Huma, « FT atteinte de frénésie financière et spéculative a engagé des milliards dans divers acquisitions : NTL ( 5,5 milliard d’euros ) investis à perte ; Orange ( 43 milliards d’euos ) ; Mobilcom en Allemagne ( un véritable fiasco )…Au final environ 40 milliards d’euros qui n’ont rein rapporté doit reconnaître la direction financière… » Ces calculs savants sur l’échiquier du capitalisme mondial ont conduit l’action a s’écrouler à 7 euros en 2002 et a décidé la direction générale à faire uniquement du « cash » pour rembourser les dettes et payer les dividendes aux actionnaires, en intimant aux salariés de changer de culture d’entreprise sans y être préparés…La suite on la vit aujourd’hui.
Le service public des télécommunication est cliniquement mort, comment le sortir de son coma ?…Les consommateurs n’ont pas bénéficier de cette situation. Ils ont pu prendre conscience de la tromperie de la concurrence lorsque les 3 opérateurs majeurs ( FT, SFR et Bouygues ) ont été condamnés pour entente illicite sur les prix des communications de mobiles.
Dans un tel climat insoutenable une question se pose : Comment soulager la souffrance au travail ?…C’est aux salariés avec leurs organisations syndicales d’y réfléchir et d’y répondre à partir de leurs revendications. C’est à eux de poser la question de la nécessité de ré-appropriation publique du secteur des télécommunications. Les réponses appartiennent aussi aux politiques car l’Etat est toujours actionnaire à 27% de FT, où ce qui se passe est au centre même de cette société capitaliste frappée par une crise sans précédent.
Le débat ainsi ouvert est simple : d’un côté le choix d’une croissance exclusivement financière et de l’autre un développement harmonieux remettant l’humain au centre des décisions….Sur quel chemin s’engager ?…C’est au personnel et à leurs organisations syndicales d’en décider, mais aussi aux citoyens en regardant du côté de la meilleure offre politique.
Après cet état des lieux, imaginez ce qu’il adviendrait de la Poste avec son changement de statut juridique. Guy Fischer, vice-président PCF du Sénat ne s’y trompe pas : « le refrain est bien connu, on transforme d’abord en S.A (société anonyme) puis on privatise. »
Chronologie de la mort d’un grand service public : points de repère.
- 1990 mort de l’Administration des PTT et création de deux établissements distincts sous le gouvernement de Michel Rocard.
- loi de décembre 1990 réduisant le monopole de France Télécom
- 1996 transformation de FT en SA et suppression totale du monopole de FT sour le gouvernement Chirac.
- 1997 ouverture du capital de FT sous le gouvernement Jospin avec 76,8% de part pour l’Etat ( aujourd’hui 27%).
- 1998 ouverture du marché à la concurrence européenne.
- 2003 difficultés pour FT face à la dette, Raffarin injecte 9,2 milliard d’euros.
- 2009 France Télécom a subi la plus importante restructuration jamais connu dans l’exagone. L a vague de suicide témoigne de la souffrance au travail.
Jean-Marie Bernardi cadre technique FT.
| Janvier 2010 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | ||||||||
| 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | ||||
| 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | ||||
| 18 | 19 | 20 | 21 | 22 | 23 | 24 | ||||
| 25 | 26 | 27 | 28 | 29 | 30 | 31 | ||||
|
||||||||||
Derniers Commentaires