Subventions campagnes des prud'hommes.
Le MEDEF de Laurence Parisot a fait un « caca nerveux » !!…Hier matin au cours de leur point presse mensuel, c’était stupeur, tremblement et indignation.
En effet, Laurence Parisot la patronne des patrons a cru utile de faire part de son étonnement quant aux dotations financières accordées aux organisations patronales et syndicales pour la campagne électorale pru’homale.
« Nous avons découvert, lundi, dit-elle, que le gouvernement avait consacré un budget de 5 millions d’euros pour l’ensemble des partenaires sociaux, organisations patronales et syndicales. Sachant que, nous les employeurs, nous avons reçu 650 000 euros, cela signifie que 4,35 millions sont allés aux organisations syndicales. Je me pose la question en termes d’équité et de justice. Je m’interroge sur cette disproportion des budgets employés…. » Avec une telle démarche, Laurence Parisot a essayé de faire coup double. Primo elle a insinué, d’un côté, que la coalition constituée par le MEDEF, la CGPME, l’UPA et la FNSEA serait seule en lice (côté employeur) alors que dans certaines sections, les employeurs de l’économie sociale et solidaire ont leur propres listes et risquent, au moins de leur mordre les chevilles. Secundo, de l’autre côté, au nom de « l’équité dans le paritarisme, selon elle » elle a tenté de récupérer quelques millions d’euros….Si le gouvernement faisait des cadeaux aux syndicats et aux salariés qu’ils représentent ça ce saurait !!…Alors profil bas quand un journaliste lui a fait remarqué que si le patronat recevait une somme inférieure à celle versée aux syndicats de salariés, c’était peut-être parce qu’il y a disproportion entre les deux corps électoraux appelés aux urnes : 520 000 inscrits côté employeurs et 20 millions d’inscrits côté salariés et économie sociale.
Ceci signifie tout simplement, après un petit calcul que l’Etat a versé 1,25 euros par électeur au patronat contre 0, 21 euros par électeur aux syndicats.
Alors qui est favorisé….Madame Parisot ferait mieux de s’arrêter de se plaindre et de pleurnicher….
Quant aux salariés, l’importance des prud’homme, doit les inciter à aller voter massivement le 3 décembre 2008.